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Tome quatrième.
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OliDU’E.

L’abbé de Chaulieu fit une mauvaise épigratnniecontre cette approbation : il disait que l’on connais-sait la Motte pour un mauvais auteur, mais nonpour un faux prophète. C’est ainsi que les grandshommes sont traités au commencement de leur car-rière ; mais il ne faut pas que tous ceux que l’ontraite de même s’imaginent pour cela être de grandshommes. La médiocrité insolente éprouve les mêmesobstacles que le génie, et cela prouve seulement qu’ily a plusieurs manières de blesser l’amour-propredes hommes.

La première édition d 'Œdipe fut dédiée à Ma-dame, femme du régent. Voici cette dédicace : elleressemble aux épîtres dédicatoires de ce temps-là.Ce ne fut qu’après son voyage en Angleterre, et lors-qu’il dédia Brutus à lord Bolingbroke, que cellede M. de Voltaire montra qu’on pouvait, dans unedédicace, parlera celui qui la reçoit, d’autre choseque de lui-même.

« Madame,

Si l’usage de dédier ses ouvrages à ceux qui enjugent le mieux n’était pas établi, il commenceraitpar Votre Altesse Royale. La protection éclairée dontvous honorez le succès ou les efforts des auteurs,met en droit ceux même qui réussissent le moins,d’oser mettre sous votre nom des ouvrages qu’ils necomposent que dans le dessein de vous plaire. Pourmoi, dont le zèle tient lieu de mérite auprès de vous,souffrez que je prenne la liberté de vous offrir lesfaibles essais de ma plume. Heureux si, encouragé