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Tome quatrième.
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189
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ARTEMIRE.

I 89

par vos bontés, je puis travailler longtemps pourVotre Altesse Royale , dont la conservation n’est pasmoins précieuse à ceux qui cultivent les beaux-arts qu’à toute la France, dont elle est les déliceset l’exemple !

Je suis avec un profond respect,

Madame ,

De Votre Altesse Royale,

Le très-humble et très-obéissantserviteur,

Arouet de Voltaire. »

On trouvera ici une Préface imprimée en 1729,dans laquelle M. de Voltaire combat les opinionsde M. de la Motte sur la tragédie. La Motte y a ré-pondu avec beaucoup de politesse, d’esprit et deraison. On peut voir cette réponse dans ses OEuvres.M. de Voltaire n’a répliqué qu’en faisant Zaïre,Alzire, Mahomet, etc. ; et jusqu’à ce que des piècesen prose, 011 les règles des unités seraient violées,aient fait autant d’effet au théâtre, et autant de plai-sir à la lecture, l’opinion de M. de Voltaire doitl’emporter.

ARTÉMIRE.

Cette pièce fut jouée le i5 février 1720. Elle eutpeu de succès. Le fond de l’intérêt est le même quedans Mariamne. C’est également une femme ver-