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Tome quatrième.
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ÉRYPHILF..

19°

tueuse, persécutée par un mari cruel cpi’elle n’aimepoint. Mais la fable de la pièce, le caractère despersonnages, le dénoûment, tout est différent ; et,à l’exception d’une scène entre Cassandre et Arté-mire, cpii ressemble à la scène du quatrième acte ,entre Hérode et Mariamne, il n’y a rien de communehtre les deux pièces. On n’a pu retrouver Jrtémire;il n’en reste que la scène dont nous venons de par-ler, une parodie jouée à la Comédie italienne, et lerôle d’Artémire tout entier.

D’après ces débris, nous avons essayé de retrou-ver le plan de la pièce; mais celui qu’on pourraitdeviner d’après la parodie est fort différent du planque donnerait le rôle d’Artémire. Nous avons pré-féré ce dernier, parce qu’il a permis de conserver unplus grand nombre de vers.

On verra, dans ces fragments, que M. de Voltaire,qui n’avait alors que vingt-six ans, cherchait à for-mer son style sur celui de Racine. L’imitation estmême très-marquée.

ÉRYPHILE.

Cette pièce fut jouée avec succès en 173a, quoi-que l’ombre d’Amphiaraüs et les cris d’Éryphile im-molée par son fils, ne pussent produire d’effet surun théâtre alors rempli de spectateurs. Malgré cesuccès, M. de Voltaire, plus difficile que ses criti-ques, vit tous les défauts d’Éryphile; il retira la