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Tome quatrième.
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LES GUÈBRES.

et que même ce ne fût, en quelque façon, manquerde respect pour la religion chrétienne, de la mettretrop souvent sur un théâtre profane. Ce n’est quepar le conseil de quelques magistrats éclairés, qu’ilsubstitua les Parsis, ou Guèbres, aux chrétiens. Pourpeu qu’on y fasse attention, on verra qu’en effet lesGuèbres n’adoraient qu’un seul Dieu; qu’ils furentpersécutés comme les chrétiens depuis Dioclétien ,et qu’ils ont dû dire, à peu près, pour leur défense,tout ce que les chrétiens disaient alors.

L’empereur ne fait, à la fin de la pièce, que ce quefit Constantin à son avènement, lorsqu’il donna, dansun édit, pleine liberté aux chrétiens d’exercer leurculte, jusque-là presque toujours défendu ou à peinetoléré.

M...,en composant cet ouvrage, n’eut d’autrevue que d’inspirer la charité universelle, le respectpour les lois, l’obéissance des sujets aux souverains,l’équité et l’indulgence des souverains pour leurssujets.

Si les prêtres des faux dieux abusent cruellementde leur pouvoir dans cette pièce, l’empereur les ré-prime. Si l’abus du sacerdoce est condamné, la vertude ceux qui sont dignes de leur ministère reçoittous les éloges qu’elle mérite.

Si le tribun d’une légion, et son frère qui en estle lieutenant, s’emportent en murmures, la clémenceet la justice de César en font des sujets fidèles etattachés pour jamais à sa personne.

Enfin, la morale la plus pure et la félicité publi-que sont l’objet et le résultat de cette pièce. C’est