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Tome quatrième.
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LE MONDAIN.

qui se borne à prétendre que les commodités de lavie sont une bonnechose, cela est vrai, pourvu qu’onsoit sûr de les conserver, et qu’on n’en jouisse pointaux dépens d’autrui.

Il n’est pas moins vrai que la frugalité, qu’ona prise pour une vertu, n’a été souvent que l’effetdu défaut d’industrie, ou d’indifférence pour lesdouceurs de la vie, que les brigands des forêts dela Tarlarie poussent au moins aussi loin que lesStoïciens.

Les conseils que donne Mentor à Idoménée, quoi-que inspirés par un sentiment vertueux , ne seraientguère praticables, surtout dans une grande société;et il faut avouer que cette division des citoyens enclasses, distinguées entre elles par les habits, n’estd’une politique ni bien profonde ni bien solide.

Les progrès de l’industrie, il faut en convenir,ont contribué, sinon au bonheur, du moins au bien-être des hommes; et l’opinion que le siècle où avécu M. de Voltaire valait mieux que ceux qu’onregrette tant, n’est point particulière à cet illustrephilosophe; elle est celle de beaucoup d’hommestrès-éclairés.

Ainsi, en ayant égard à l’espèce d’exagération quepermet la poésie, surtout dans un ouvrage de plai-santerie, ces pièces ne méritent aucun reprochegrave; et moins qu’aucun autre, celui de dureté oude personnalité que leur a fait J. J. Rousseau : carc’est précisément parce que le commerce, l’indus-trie, le luxe lient entre eux les nations et les états dela société, adoucissent les hommes, et font aimer