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Tome quatrième.
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LA VOIX DU SAGE.

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à secouer en philosophie le joug de l’autorité, ourefuse à un homme le droit de juger l’ouvrage d’unautre homme, pourvu qu’il ne se permette ni infi-délité, ni déclamation injurieuse; mais il est bienplus bizarre que ce soit à M. de Voltaire qu’on neveuille point permettre d’examiner XEsprit des Lois ;et l’on pourrait demander quels titres il faut doncposséder pour oser avoir une opinion sur cet ou-vrage, si M. de Voltaire ne les a point. Ses critiquesd’ailleurs sont presque toujours justes : M. de Vol-taire n’eût pas sans doute critiqué VEsprit des Lois,si les erreurs de Montesquieu pouvaient être indiffé-rentes , si le juste respect qu’on a pour son géniene les avait fait adopter en même temps que lesvérités qui y sont unies, si son nom n’était pointdevenu l’appui de préjugés dangereux, qui peut-êtresans lui n’auraient pas résisté si longtemps aux effortsde la raison; si enfin ce n’était pas à ces erreursmêmes qu’il doit, non l’estime des hommes éclairés,mais l’enthousiasme de la foule de ses admirateurs.

LA VOIX DU SAGE.

Cet ouvrage parut en 1750, dans le temps où lesridicules querelles pour la Bulle menaçaient de trou-bler encore l’État, et où le clergé, propriétaire d’uncinquième des biens du royaume, refusait de porterune partie du fardeau des taxes sous lequel le restede la nation paraissait prêt à succomber, et protégé