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Tome quatrième.
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NOTES

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la première action de son règne lui ayant mérité lenom de juste, il doit faire rendre aux églises catho-liques les biens des églises protestantes de Béarn.Ainsi l’on vit un évêque louer un prince d’avoir com-mis un assassinat, afin d’obtenir de lui la permissionde commettre un vol.

Un homme, accusé d’avoir écrit un libelle contreLuynes, fut rompu vif; un autre, qui en avait faitune copie, fut pendu.

On en roua un troisième, sous prétexte qu’il avaitvoulu assassiner la reine mère. Mais au contraire,c’était Luynes qu’il voulait assassiner; il s’en étaitouvert à un espion de Luynes, qui faisait semblantd’en être ennemi; et pour ne pas rendre cet espionsuspect au parti de la reine, Luynes imagina de subs-tituer un projet contre la reine à un projet contrelui. On eut la précaution d’ordonner de brûler leprocès de ce malheureux avec son corps. Il étaitprêtre, et l’espion qui le dénonçait était un hommede la cour.

On poursuivit avec fureur Bardin, secrétaire d’Étatsous Conchini. Enfermé à la Bastille, il fut interrogépar des conseillers d’État. Luynes montra ses ré-ponses au conseiller du grand conseil, Lasnier, quipromit, d’après ces pièces, de faire rendre un arrêtde mort contre Bardin : Lasnier et la Greslière furentnommés ses rapporteurs. Bardin demanda d’êtrerenvoyé au parlement, en sa qualité de secrétairedu roi. On lui refusa son renvoi. Il est singulierqu’en France on crût alors avoir besoin d’un privi-lège pour demander ce qui, dans tous les pays, est le