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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE.

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peuples barbares. La science retardait les progrès dela raison. Cependant on sentit, aux états de Blois,(pie le roi, n’étant pas obligé d’assembler les étatsgénéraux à des époques fixes, et conservant dansl’intervalle le pouvoir de faire des lois, il devenaitabsolu, à moins que les états ne donnassent à descorps perpétuels le droit de refuser ou de modifierles édits. On choisit les corps qui, composés deseigneurs, de prêtres et de gradués, étaient uneimage en raccourci des trois états du royaume. Siles parlements opposaient de la résistance à des éditsjustes et utiles à la nation, le roi pouvait appeler deleur refus aux états généraux. On est trop éclairémaintenant, pour ne pas voir que ce système desétats de Blois n’était propre qu’à faire de la Fianceune aristocratie, gouvernement toujours d’autantplus tyrannique, que les membres de l’aristocratiesont moins considérables par eux-mêmes. Il étaitplus simple de rendre les états généraux périodiques,et de ne regarder comme loi que ce qui serait adoptépar eux. Si le duc de Guise eût voulu le bien del’État, il eut pu faire ce changement, mais il ne vou-lait qu’avilir Henri III, et flatter le parlement dontil croyait avoir besoin.

BOIS-GUILLEBERT (i).

Bois-Guillebert n’était, pas un écrivain mépri-

(i) Voltaire, tome XXI , p. 221.