SUR VOLTAIRE.
4i.)
fait-il Vu masculin et l’j féminin ? et remarquons quecet usage n’est rien moins qu’uniforme. Il y a beau-coup de variation sur ce point dans les auteurs; etM. de Voltaire lui-même, dans ses Commentairessur Corneille, a écrit un s, cet s, et une s, cette s.
GEX.
Sur les remontrances du pays de Gex au roi (i).
M. de Voltaire avait remarqué, dès les pre-mières années de son établissement à Ferney, quel’administration des fermes était ruineuse pour lepays de Gex, séparé de la France par une chaîne demontagnes. Par une suite de cette position, les sa-laires des employés, nécessaires pour empêcher lafraude, excédaient de beaucoup le produit des droits,et la facilité de s’y soustraire multipliait les vexa-tions, les amendes et les supplices. Il pria, vers 1763,M. de Montigni, de l’Académie des sciences, cousingermain de madame Denis, de s’unir à lui pourobtenir du gouvernement que ces droits fussent rem-placés par un impôt simple et facile à lever. Tousdeux suivirent ce projet avec constance sous les dif-férents ministres qui se succédèrent dans le dépar-tement des finances, et ils l’obtinrent enfin, aprèsdouze ans de sollicitations, sous le ministère deM. Turgot, en 177$.
( 1 ) Voltaire, tome XXIX, p. 5ia.