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Tome quatrième.
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SU H VOLTAIRE.

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punis ; on rendit des honneurs à sa mémoire . L’as-sassinat juridique de Jean Huss, au contraire, a étésuivi de dix mille assassinats semblables, dont aucunn’a été ni puni, ni réparé, même par un repentirinutile. Les grands crimes, les usages barbares quenous reprochons aux anciens tenaient à cette férocité,qui est l’abus de la force. Les usages barbares desnations modernes sont nés, au contraire , de la su-perstition, c’est-à-dire, de la peur et de la sottise.

IMAGINATION.

Sur l’opinion de l’influence de l’imagination des mères sur le fœ-tus (1 ).

L’opinion que l’imagination des mères influe surle fœtus a été longtemps admise, presque généra-lement; les philosophes mêmes se croyaient obligésde l’expliquer. L’impossibilité de celte influence n’estpas, sans doute, rigoureusement prouvée, mais c’esttout ce qu’on peut accorder; et pour établir uneopinion de ce genre, il faudrait une suite de faitsbien constatés quant à leur existence, et tels qu’ilsne puissent être attribués au hasard; et c’est ce qu’onest bien éloigné d’avoir. Les exemples qu’on citesont bien plus propres à montrer le pouvoir de l’ima-gination sur nos jugements, sur notre manière devoir, qu’à prouver le pouvoir de celle de la mèresur le fœtus.

( 1 ) Voltaire, tome XVIII, p. 483-