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Tome quatrième.
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NOTKS

43o

IMPOT UNIQUE.

Sur la proposition, qui a fait rire les Anglais, d’établir un impôtunique en France (i).

Cela est vrai, mais l’Angleterre est un des paysde l’Europe où l’on trouve le plus de préjugés surtous les objets de l’administration et du gouverne-ment. Tout écrivain politique, en Angleterre, peutprétendre aux places, et rien ne nuit plus dans larecherche de la vérité, que d’avoir un intérêt bienou mal entendu, de la trouver conforme plutôt àune opinion qu’à une autre. Il est très-possible, parcette raison, que les lumières aient moins de peineà se répandre dans une monarchie que dans unerépublique; et s’il existe dans les républiques plusd’enthousiasme patriotique, on trouve dans quelquesmonarchies un patriotisme plus éclairé.

D’ailleurs, l’établissement d’un impôt unique estune opération qui doit se faire avec lenteur, et quiexige, pour ne causer aucun désordre passager, beau-coup de sagesse dans les mesures. Il faut, en effet,s’assurer d’abord par quelles espèces de propriétés,par quels cantons chaque espèce d’impôts est réelle-ment payée, et dans quelle proportion chaque espècede propriété* chaque canton ou la totalité de l’Étaty contribuent; il faut répartir ensuite dans la mêmeproportion l’impôt qui doit les remplacer.

Il faut, par conséquent, avoir un cadastre général

(i) Voltaire, tome XLV, p. ajj.