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JNOTIiS
PHILllM’E 11, roi d’Espa.gnk.
Sur la conspiration tramée par lui, pour enlever Jeanne de Na-varre, mère de Henri IV (\).
On trouve un récit détaillé de cette anecdote dansune des pièces des Mémoires de Villeroi. Il paraîtque la malheureuse femme de Philippe II servit à ladécouverte du projet. Cette action de justice et degénérosité fut peut-être une des causes de sa mortprécipitée. Le ducd’Albe et les princes de la maisonde Guise étaient les chefs de l’entreprise. Leur agent,qui se trouvait à Paris, se sauva. Lorsque Charles IXraconta cette conspiration, dont il venait d’être ins-truit, au vieux connétable, et qu’il lui dit qu’il enavait instruit le secrétaire d’Etat l’Aubespine : En cecas, répondit Montmorenci, le traître ne sera pasarrêté. Ce mol et l’événement prouvent que Phi-lippe avait déjà des pensionnaires dans le conseil deFrance.
PHILIPPE V.
Sur les cabales qui eurent lieu en Espagne sous ce prince (2).
Les alliés 11 e firent de progrès en Espagne qu’àl’aide du parti qui y subsistait en faveur de la maisond’Autriche. Ce parti s’était formé pendant la vie de
(1) Voltaire, tome XVIII, j>. 4a8.
(2) Voltaire, tome XXI, j>. 7't.