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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE.

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l’Étal, de laisser aux prêtres la libre disposition dessacrements, des censures, des fonctions ecclésias-tiques ; mais de ne donner aucun effet civil à aucunede leurs décisions, de ne leur donner aucune in-fluence sur les mariages, sur les actes qui constatentla mort ou la naissance; de ne point souffrir qu’ilsinterviennent dans aucun acte civil ou politique, etdéjuger les procès qui s’élèveraient, entre eux et lescitoyens, pour des droits temporels relatifs à leursfonctions, comme on déciderait les procès sem-blables qui s’élèveraient entre les membres d’uneassociation libre, ou entre cette association et desparticuliers. Si Constantin eût suivi cette politique,que de sang il eût épargné! Dans tous les pays oùle prince s’est mêlé de la religion, à moins que,comme celle de l’ancienne Rome, elle ne fût bornéeà de pures cérémonies, l’État a été troublé, le princeexposé à tous les attentats du fanatisme, et l’indiffé-rence seule pour la religion a pu amener une paixdurable.

PROPOSITIONS MORALES.

Sur leur réalité et leur vérité ( 1 ).

L’idée de la justice, du droit, se forme nécessai-rement de la même manière, dans tous les êtres sen-sibles capables des combinaisons nécessaires pouracquérir ces idées. Elles seront donc uniformes. En-suite il peut arriver que certains êtres raisonnent

1) Voltaire, u,mc XXX, p. 1Ï1