SUR VOLTAIRE.
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de lui, envoya Torstenson porter ses ordres à unofficier général, pour profiter d’un mouvement qu’ilvit faire aux ennemis. Torstenson part et revient.Cependant les ennemis avaient changé leur marche;le roi était désespéré de l’ordre cju’il avait donné :Sire, dit Torstenson , daignez me pardonner ; voyantles ennemis faire un mouvement contraire, j’ai donnéun ordre contraire. Le roi ne dit mot; mais , le soir,ce page servant à sa tahle, il le fit souper à côté delui, et lui donna une enseigne aux gardes, quinzejours après une compagnie, ensuite un régiment.Torstenson fut un des grands capitaines de l’Europe.
TORTURE (i).
Lorsque l’impératrice-reine demanda, sur cetobjet, l’avis des jurisconsultes les plus éclairés deses Etats, celui qui proposa d’abolir la torture crutdevoir soutenir que le seul cas pour lequel elle pûtêtre conservée était le crime de lèse-majesté. L’im-pératrice lut son livre, et abolit la torture sans au-cune réserve. Une souveraine a osé faire plus qu’unphilosophe n’avait osé dire.
TURGOT (a).
!VI. Turgot, étant contrôleur général, obtint, de
(1) Voltaire, tomeXLI, p. 24.
(2) Voltaire, tome XXXVI, p. 476.