DTI CLERGE.
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ordre existe, il 11 e pouvait être changé en un mo-ment. Il était sage par conséquent que la nation, enpayant pour les dépenses religieuses, acquît le droitd’empêcher le mal qui peut résulter encore long-temps de l’influence des prêtres sur la morale pu-blique. Il faut donc bien se garder d’instituer, pourles prêtres, des maisons particulières d’éducationsoumises uniquement à d’autres prêtres ; ce serait lemoyen de perpétuer et d’introduire l’enseignementd’une morale abjecte, perverse ou fanatique.
Mais en constituant le clergé de la manière la pluspropre à maintenir la paix, à éviter l’enseignementd’une mauvaise morale, il est nécessaire de respecterles droits de la conscience des prêtres; ils doiventrester absolument indépendants pour les fonctionspurement religieuses, tant que, dans l’exercice deces fonctions, ils ne blesseront point les droits d’autrui; et par cette même raison, la constitution duclergé ne doit rien renfermer de ce qui est contraireau dogme de l’Église romaine.
Il est utile de déterminer d’abord quels sont lesdroits de la conscience, après quoi on sera plus librede déterminer ce qui est le plus convenable pour lemaintien de la paix et la sûreté de la morale.
11 y a deux ordres d’ecclésiastiques, des prêtreset des évêques (car les archevêques sont une insti-tution de pure police, qu’il faut supprimer si elleest inutile). L’ordination des prêtres et la consécra-tion des évêques doivent être absolument libres. Touthomme ordonné prêtre, tout homme consacré évê-que, peut être légitimement évêque d’un diocèse