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S PU LA NÉCESSITÉ
parce que la chose qu’elle remplace en était un. Vo-tre conduite a excité de justes inquiétudes; ne soyezdonc pas étonnés que l’on exige de vous un acte quiassure votre obéissance à la loi ; et que, si vous lerefusez, on vous regarde comme suspects de tramerquelque complot contre la paix publique. Ne vousplaignez pas si, étant une fois déclarés suspects, onvous prive de cette pension, on vous éloigne deslieux où l’on craint votre influence, sans attendreque vous vous soyez rendus coupables, et que votrecrime soit prouvé.
Supposons que la France soit en guerre avec l’An-gleterre, que dans une ville française à portée d’êtreattaquée, il existe un certain nombre d’Anglais quiaient, sur une portion considérable des citoyens,une autorité presque sans bornes ; supposons qu’onimpose à ces étrangers l’obligation de s’engager à nerien tenter contre la France, et qu’ils refusent deprêter ce serment ; supposons ensuite que la villeparaisse menacée, croit-on que personne regardâtcomme tyrannique l’ordre donné à ces Anglais desortir de ses murs ?
Ne doit-on pas juger d’après le même principe laquestion des prêtres non sermentés?
N’appartiennent-ils pas à une nation ennemie dèsqu’ils refusent le moyen qu’on leur offre de se réunirà la nôtre ? N’ont-ils pas sur une portion du peupleune autorité qui les rend dangereux? Ne doivent-ilspas être également éloignés du lieu où ils peuventnuire ?
Tel est l’esprit de la loi proposée contre eux.