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Tome douzième.
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SCH LH DÉCRET

ou retrancher une seule partie, n’est-il pas évidentque si l’un d’eux viole la loi d’après un de ses prin-cipes de conscience, on est en droit de croire sesconfrères disposés à se rendre coupables des mêmesviolations, lorsqu’ils en auront les mêmes motifs etqu’ils trouveront la même espérance de succès?

Quelques hommes ont formé entre eux une sociétéintime; ils ont, par un goût particulier qu’ils avaientdroit de suivre librement, choisi pour retraite d’an-ciennes carrières abandonnées, éloignées des habita-tions et voisines d’une grande route. Un d’eux s’estpermis d’arrêter, de dépouiller des voyageurs, et ilest revenu tranquillement auprès de ses amis qui l’ontsouffert auprès d’eux. Dira-t-on que ces hommessoient des citoyens honnêtes, qu’en vertu des droitsnaturels de l’homme on doive laisser continuer pai-siblement leur association?

Dira-t-on que pour prendre des précautions con-tre eux, il faille attendre que chacun d’eux ait étépersonnellement convaincu? Non sans doute.

Je suppose qu’un de ces hommes dise : Il est vraique nous professons sur la propriété des principesqui vous paraissent dangereux ; il est vrai que c’estpar une application fausse de ces principes, qu’unde nos associés s’est trouvé coupable ; il est vrai qu’ex-cusant son erreur, nous l’avons laissé parmi nous;mais examinez notre vie, nous ne l’avons jamaissouillée par aucun crime, nous avons donné despreuves de notre bienfaisance, de notre fidélité à nosengagements.

Qu’alors on leur dise, au nom de la société géné-