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DU 26 AOUT 1 792 , ETC. 19
raie : Déclarez du moins que vous obéirez à toutesles lois, et à ce prix vous restez libres , et à ce prixnous vous laissons l’exercice de tous vos droits. Nedirait-on pas alors que la société a épuisé envers ceshommes toutes les mesures d’indulgence compati-bles avec la sûreté générale ?
Et s’ils répondaient : Nous ne voulons pas jurerd’obéir à vos lois, parce qu’il y en a quelques-unesqui blessent nos principes, ne devrait-on pas leurdire : Vous êtes ou des ennemis de la société, ou desinsensés ; nous ne vous punirons pas ; mais nousvous ôterons tous les moyens de nuire, et tout cequi est nécessaire pour vous les ôter devient légitimecontre vous.
Telle était précisément la position de l’Assembléenationale à l’égard des prêtres attachés aux formesde l’ancien clergé. Leurs principes antisociaux nepouvaient être révoqués en doute.
L’application que plusieurs d’entre eux en ontfaite était prouvée. Le silence ou l’approbation desautres permettait de leur croire la volonté de lesimiter, et d’en attendre les occasions.
Les précautions devenaient donc légitimes : ellesl’étaient d’autant plus, que si ces prêtres n’avaientété que des hommes égarés de bonne foi, et non desintrigants coupables, ou des instruments insensés dumachiavélisme de leurs chefs; si la répugnance àprêter le serment n’eût été que le sentiment d’uneconscience égarée, rien ne les empêchait de désar-mer la défiance par des explications claires.
La nation leur disait : La loi établit la liberté des
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