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Tome douzième.
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DU 26 AOUT I792, TTC. 25

sions dont la conscience pouvait s’offenser, surtoutlorsqu’aucune demande d’être admis à des explica-tions, aucune marque de disposition à l’obéissance,au respect pour la loi, aucune démarche annonçantque ce scrupule absurde était au moins sincère, nepouvait excuser cette indulgence.

On donnait aussi aux corps administratifs uneautorité de police très-sévère sur ces mêmes prêtres,lorsque les administrations en jugeaient la présencedangereuse pour la tranquillité publique ; et à cetégard la loi n’était pas injuste, car la conspirationn’était pas douteuse ; et ceux qui s’en étaient déclarés,sinon les complices, du moins les approbateurs, pou-vaient légitimement être soumis aux précautions né-cessaires pour les empêcher de jouer un rôle plusprononcé.

La seule disposition vraiment trop dure étaitcelle qui, en ne donnant que huit jours pour prêterle serment, changeait en une véritable confiscation,une suspension malheureusement exigée pour lasûreté de l’État, ne laissait ni un temps suffisantpour délibérer, ni n’aurait laissé aucune ressourceau repentir.

Le roi refuse la sanction, mais sans faire de pro-clamation. La première n’avait pas réussi. L’impul-sion factice qu’on avait essayé de donner au peuplecontre ses représentants commençait à s’arrêter;on savait déjà, d’un bout de la France à l’autre, quele veto opposé à une loi temporaire était un véri-table veto absolu ; on commençait à sentir qu’enbornant le corps représentatif à faire des lois géné-