MÉMOIKE
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commodité que l’on payait lorsqu’on achetait la mon-naie de cuivre au-dessus de sa valeur intrinsèque.
Mais en sera-t-il de même si, en donnant à lamonnaie de cuivre une valeur supérieure de 4°pour 100, par exemple, à sa valeur réelle, on enfabrique une quantité quatre ou cinq fois au-dessusde ce qu’exige la circulation de détail ? Si c’est contrecette même monnaie que l’on échange le papier na-tional, et si, en même temps, elle devient, avec cepapier, presque la seule monnaie en circulation?
Lorsque l’assignat de j,ooo livres a été créé, cetteexpression , mille livres , désignait une valeur équi-valente à environ dix-huit marcs d’argent fin : ainsi lanation attribuait alors à cet assignat une valeur égaleà ces dix-huit marcs. Mais si ce même assignat n’estréalisable qu’en mille marcs de monnaie de cuivre(qui valent tout au plus dix à onze marcs d’argent),la valeur de la livre nominale n’en sera-t-elle pas di-minuée dans la proportion de 11 à 18?
L’or et l’argent ne restant qu’en très-petite quan-tité dans la circulation, ne seront plus considérésdans le commerce que comme matière. La véritablemasse de monnaie circulante sera celle de cuivre; et,c’est avec elle ou avec l’assignat échangeable contreelle seule, que se feront toutes les transactions com-merciales, que se solderont tous les marchés; c’estdonc sur elle que la livre nominale devra se régler.
Ainsi tous les prix augmenteront nominalementen proportion, et augmenteront, en réalité pourceux qui payeront en monnaie de cuivre, parcequ’étant multipliée au delà de ce qu’exigent les