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Tome douzième.
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SUR LES FINANCES.

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plus forte que l’augmentation du prix des denrées;l° parce que le manque de confiance n’influe passur les prix, tant que le danger paraît encore éloi-gné; 2° parce qu’une partie de cette différence peuttenir à des causes particulières. Ainsi, une mauvaisecombinaison dans les coupures de papier-monnaiepeut produire un besoin de monnaie métallique dis-proportionné avec la masse d’argent qui reste dansle commerce. Ainsi, des besoins particuliers qui exi-gent qu’on rassemble des fonds en métaux, commecelui de faire des voyages au dehors, influent surle prix de l’argent, et non sur celui des autres den-rées. Des hommes timides peuvent vouloir s’assurerdes ressources en argent plus ou moins étendues.

Il faut joindre encore au prix de l’argent le profitnécessaire de ceux qui font le commerce particulierde ces échanges ; profit d’autant plus grand, que cecommerce a quelque honte et quelque danger. Onn’y emploie, dans un même temps, qu’une massede capitaux inférieure aux demandes; les besoinsqui font acheter l’argent permettent rarement d’at-tendre. Enfin, ce commerce doit, par sa nature,devenir un objet d’agiotage; car l’agiotage s’emparebientôt de toutes les choses dont la valeur, soumiseà l’influence des événements, est exposée à des va-riations fréquentes et rapides.

Ainsi, l’on se tromperait, si l’on jugeait de laperte réelle des assignats par le rapport de leur va-leur à celle de l’argent monnayé ; et c’est unique-ment d’après les prix de certaines denrées, que, parun calcul assez compliqué , et même auquel il seiail