DISCOURS
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difficile de donner des bases certaines, qu’on pour-rait déterminer cette dépréciation avec quelque exac-titude. Mais i! est important de remarquer qu’elleest bien au-dessous de ce qu’indique le prix de l’ar-gent , et de détruire cette erreur que nos ennemis seplaisent à répéter.
Je réduis donc à trois points principaux les causesimmédiates des embarras qui nous fatiguent : tropde papier-monnaie en circulation ; trop peu de con-fiance dans le papier-monnaie; une cherté excessivedes métaux précieux.
On voit, en effet, que, si la confiance était en-tière , on pourrait porter la masse de papier-mon-nayé au-dessus des besoins de la circulation , sanséprouver d’inconvénients bien graves, pourvu ce-pendant qu’on n’excédât point les bornes de cesbesoins d’une masse trop forte, et que les émissionsnouvelles ne se succédassent pas avec une impru-dente rapidité. De même, si ce papier n’avait quetrès-peu de confiance, et que la masse des billetsfût sensiblement au-dessous des besoins de la cir-culation , ils se soutiendraient encore. On a vu , dansles premiers temps de l’émission des billets patrio-tiques, ces papiers gagner sur les assignats nationauxavec une confiance nécessairement moindre; maison en avait besoin pour la circulation. On ne lesprenait point pour les garder, et alors le besoinl’emportait sur la défiance, ou même il n’existaitpas de défiance dans un intervalle de temps si courtpour chaque individu.
Enfin , la perte plus forte des billets comparés