SUR LES FINANCES. C) f
mèdes, et ne pas perdre de vue que dans le momentoù l’on doit espérer de voir la monnaie métalliquedevenir presque inutile pour les particuliers, où lasuspension des revenus des émigrés doit encore endiminuer les achats , où les thésaurisations particu-lières doivent se ralentir, il est très-important de nepas laisser aux spéculateurs la ressource des be-soins du trésor public.
Je passe aux moyens de se procurer, à unmoindre prix, l’argent indispensablement néces-saire. Celui que je préférerais est un emprunt enmatières d’or et d’argent, remboursable par la vented’une portion distincte et déterminée de biensnationaux.
On donnera pour gage une masse détachée debiens ruraux estimés au denier dix-huit; d’usinesou maisons, estimées au denier quinze : cettemasse serait égale à la valeur des sommes prê-tées.
Il faudrait que les prêteurs formassent une com-pagnie, afin qu’ils pussent suivre l’ordre desventes dans les divers districts.
On fixerait un intérêt et des époques graduellesde remboursements ; l’ordre des ventes et des paye-ments serait réglé d’après ces époques.
On attribuerait aux prêteurs une portion dans lacrue des ventes, au-dessus de l’estimation dont onfixerait les règles; estimation qu’il ne faut pas con-fondre avec le denier d’après lequel on a calculé lavaleur de l’hypothèque; car il faut que celle-ci resteencore plus que suffisante, quelque dégradation que