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Tome douzième.
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DISCOURS

l’on puisse avoir à craindre dans une partie desbiens.

La compagnie, et dès lors ses membres, pour-raient enchérir, et par conséquent recevoir réelle-ment leur remboursement en terres. On prolonge-rait pour cet effet jusqu’à un an ou deux ans aprèsle terme du remboursement total, la faculté de re-vendre sans payer les droits d’enregistrement, etc..

On laisserait une certaine latitude dans l’ordredes ventes, pour que la compagnie pût chaque an-née en accélérer ou en retarder le progrès.

Les particuliers qui voudraient acheter, traite-raient avec les seuls districts, et n’auraient rien decommun avec la compagnie des prêteurs ; les con-ditions seraient fixées par la loi, elles se rapproche-raient de celles qui existent pour les autres biens, àl’exception seulement que les annuités seraient rem-boursables à des époques rigoureusement fixes,parce qu’autrement la compagnie des prêteurs seraitsans cesse obligée à des revirements de parties, etque d’ailleurs elle ne pourrait traiter avec sûreté,si, dans un moment de discrédit du papier-monnaie,ses débiteurs pouvaient l’accabler de rembourse-ments. La masse des biens destinés à cet emploiune fois déterminée, on ne les y affecterait cepen-dant qu’à mesure des demandes; le plus ou le moinsde succès de cette opération ne pourrait produireaucun effet nuisible, ni empêcher le succès d’aucunautre moyen.

Que ce mot de compagnie n’effraye point : il se-rait à désirer qu’une grande partie des fonds fournis