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DISCOURS
nues nécessaires par les circonstances, est un desmoyens les plus sûrs de prévenir les projets contrela liberté, de rendre inutiles les ruses de ses enne-mis? et par quelle coupable pusillanimité, lorsquetout nous parle de nos dangers, n’oserions-nous enlaisser entrevoir le remède, et rejetterions-nous leseul qui puisse détruire un mal présent, sous pré-texte qu’il servirait peut-être à guérir une partie deceux qu’un avenir orageux peut nous cacher ?
Non, ou le trésor public sera indépendant, ou laconfiance fuira loin de nous; et c’est là que nousallons être enfin à portée de juger des intentionsqui, trop longtemps, sont restées incertaines.
Je viens de tracer le tableau des opérations que jecrois utiles au rétablissement des finances : chacuned’elles sera faible, si elle est seule; toutes sont né-cessaires, et leur réunion peut sauver la chose pu-blique.
Etablir des échanges à bureau ouvert ; créer desbureaux de payements par registres ; séparer unemasse de biens nationaux d’environ deux milliards,destinés dès ce moment à la seule extinction des as-signats; en former une autre consacrée à un emprunten métaux; offrir au reste de la dette liquidée, surles forêts nationales, sur les produits des domainesaliénés, une hypothèque certaine et une assurancede remboursement, ou bien y employer immédiate-ment la vente de ces forêts; accélérer la rentrée duproduit des ventes , et diminuer la masse des assi-gnats par l’aliénation des obligations contractées parles particuliers ; créer une caisse publique pour y