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Tome douzième.
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LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

le veulent, rompre les traités honteux que leurs ty-rans leur ont fait souscrire.

Tel est le droit que la nation française tenait de lanature même, qu’elle vient d’exercer dans toute sonétendue, et auquel jamais elle ne souffrira qu’il soitporté la plus faible atteinte.

Elle respectera ce droit chez les autres nations,et n’emploiera jamais ni la force, ni la séduction pourobliger un peuple étranger à recevoir ou à conser-ver des chefs qu’il voudrait rejeter, à maintenir seslois s’il voulait les changer, à les changer s’il voulaitles conserver.

Amie de tous les peuples qui voudront recouvrerleur liberté, elle n’oubliera jamais qu’eux seuls ontdroit de décider pour eux-mêmes en quoi cette li-berté consiste , et comment ils veulent l’exercer. Si,pour la conservation de son indépendance, ou pourl’intérêt commun du genre humain, elle croit devoirles aider à se donner une constitution libre, ce seracelle qu’ils auront librement choisie.

Elle ne fera jamais de conquête, parce qu’elle saitque, sur chaque territoire, la souveraineté appar-tient au corps de nation qui l’habite; et elle ne sepermettrait de consentir à une réunion, que dansle cas où elle lui serait demandée par un voeu émisavec une entière indépendance.

Dans les pays occupés par ses troupes, les peuplesqui voudront être libres deviendront ses amis etses alliés ; elle plaindra ceux qui préféreront de resteresclaves, et ne les soumettra qu’aux précautions né-cessaires pour les empêcher de lui nuire. Si, enfin,