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LA. RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
vernement de Cromwell, lorsque la nécessité ou l’er-reur eut soumis le peuple anglais à l’autorité usurpéed’un protecteur.
Ainsi, lorsque la convention de 1688 eut appelé leprince d’Orange au trône , et changé l’ordre d’héré-dité, Guillaume et ses successeurs furent solennelle-ment reconnus par l’Europe entière.
Ainsi, les diverses révolutions dans la constitutiondu Danemark, de la Suède, de la Bohême, de laHongrie, n’ont rien changé dans leurs relations ex-térieures.
Ainsi, aussitôt que les États-Unis d’Amérique,après avoir déclaré leur indépendance, ont été cons-titués en un corps de nation séparé de l’Angleterre,l’Europe s’est empressée de les reconnaître.
Enfin, lorsque Pierre a été précipité du trône deRussie par une conspiration; lorsque ce trône qui,suivant les usages établis, devait appartenir à son fils,a été occupé par une princesse étrangère; lorsquecette révolution , faite par un petit nombre de cour-tisans et les régiments des gardes, a été terminée;lorsque les armées et la nation russe ont obéi auxordres émanés de Catherine II, tous les princes onttraité avec elle ; aucune puissance ne s’est occupéed’examiner la légitimité de son titre; aucun roi 11’apris les armes pour venger l’honneur des couronnes,qui, cependant , avait été un peu blessé dans la per-sonne de Pierre III.
Ce n’est donc pas seulement l’exécution des prin-cipes les plus incontestables du droit public, c’estl’usage suivi depuis longtemps par toutes les puis-