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Tome douzième.
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AUX HOMMES LIBRES. Il3

sances de l’Europe, que la France réclame aujour-d’hui pour elle.

Elle ne peut donc traiter avec aucune, si son indé-pendance absolue, dans son gouvernement intérieur,n’est la base du traité; elle ne peut accepter aucunecondition qui renferme le moindre sacrifice de cetteindépendance.

Enfin, par la même raison que la France a renoncéà toute conquête, la conservation de l’intégrité deson territoire est encore la condition préalable detoute négociation avec une puissance qui en auraitenvahi quelques portions.

Les principes énoncés par les despotes ligués contreelle, doivent frapper les nations les plus engourdies.L’opinion que les rois peuvent réclamer une autoritélégitime, indépendante de la volonté du peuple, yest formellement prononcée. On ne rougit point d’yprésenter le genre humain comme l’inaliénable patri-moine d’une douzaine de familles ; on y menace dupillage et de la mort quiconque osera ne voir dansces races sacrées que des hommes soumis aux loisémanées de la volonté nationale; et c’est dans le dix-huitième siècle que la tyrannie, fière des automatesqu’elle a pliés à une honteuse discipline, ose tenir cetinsolent langage! Elle semble croire incurable cettestupidité qui est son ouvrage, comme si les accentsde la liberté n’appartenaient pas à toutes les langues;comme si, dans leur énergique simplicité, ils ne de-vaient point frapper tous les esprits et réveiller tousles courages.

Ainsi, ces rois ne se donnent même pas la peineXII.

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