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Tome douzième.
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AUX BATAVES.

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n’existez plus. Mais si vous sortez de ce long som-meil , une nouvelle gloire, de nouvelles prospéritésvous attendent. Egaux et libres, vous saurez être1 justes; vous ne serez plus dans les Indes , pour les

nations asservies, ce que vos stathouders étaient pourvous, des tyrans avides, astucieux et barbares. Aqui appartient-il d’établir, pour l’Europe, le com-merce du sucre de la Cochinchine, si ce n’est auxpossesseurs de Java? Ceylan, défendu par vos vais-seaux, n’est-il pas un entrepôt naturel des denrées del’Inde, indépendant des révolutions qui peuvent l’agi-ter? N’est-ce pas au cap de Bonne-Espérance que doitêtre transportée la culture des productions précieusesqui naissent dans la partie tempérée de la Chine?

Cette terre si négligée par vous n’enfante-elle pasd’utiles végétaux , qui doivent devenir un jour dans» vos mains les objets d’un commerce utile?

Ces pays bien gouvernés n’offrent-ils pas à vos ca-pitaux d’immenses terrains qui n’attendent que laculture? N’ouvriront-ils pas d’immenses marchés àvotre commerce? Les hommes, en s’entassant de plusen plus dans l’Europe, doivent en chasser les produc-tions qui exigent de grands espaces, et n’occupentqu’un petit nombre de mains. Il existe des culturesqui ne conviennent qu’à des pays nouveaux, où leshommes manquent à la terre, comme il en est quine sont propres qu’à ceux où la terre manqueaux hommes. C’est dans l’Asie, c’est dans l’Afriqueque vous pouvez vous créer le territoire que l’Europe* vous a refusé. Vous avez tout ce qui est nécessaire

au succès des grandes entreprises, l’argent, l’écouo-

to.