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Tome douzième.
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ADRESSE

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laines, laissées sans défense, ne seraient plus à vous,si la rivalité de la France et de l’Angleterre ne lesavait préservées d’une invasion facile. L’esprit ducommerce s’est répandu chez un grand nombre denations, et leur indolence ne paye plus à votre acti-vité ces tributs qui vous ont si longtemps enrichis.Vous n’êtes plus dans l’Inde les rivaux de l’Angle-terre; le monopole des épiceries échappe de vosmains.

Plusieurs secrets dans les arts contribuaient à vousenrichir, et ces secrets sont aujourd’hui révélés; votreimprimerie, votre librairie française étaient unesource d’opulence que l’établissement de notre libertévient de tarir.

Votre ancienne industrie, votre intelligence dansle commerce, votre économie dans les transports,vos immenses capitaux vous soutiennent encore,mais chaque jour voit vos ressources s’atténuer. C’estau moment où les révolutions du commerce vousordonnaient d’en chercher de nouvelles, qu’un pou-voir oppresseur ne s’occupa que de dessécher cellesqui vous restaient. Croyez-vous pouvoir conserverlongtemps les avantages exclusifs de votre position àl’embouchure des rivières qui traversent la Belgique,la France et l’Empire? Croyez-vous que les Belges,li-bres et alliés de la France, conserveront les condi-tions injustes imposées par vous aux citoyens d’An-vers?

Bataves, voulez-vous demeurer riches? osez enfinvous rendre libres.

Encore quelques années de stathoudérat, et vous