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AUX GERMAINS.
du commerce de la fédération , et faciliteraient lessecours qu’elle pourrait avoir droit d’exiger des alliésdont elle serait le rempart. Par ce moyen, les trou-pes, les munitions de la France, de la Belgique,de la Suisse, se porteraient avec rapidité sur lesfrontières du Brandebourg et de l’Autriche.
Il faudrait substituer d’abord un congrès commecelui d’Amérique, avec un président, à la diète deRatisbonne et à l’empereur, en remplaçant par desdéputés représentant les cercles, ces ambassadeursparticuliers de chaque Etat, qui ne peuvent voterqu’après avoir consulté leurs commettants. Ces chan-gements très-faciles donneraient le temps de perfec-tionner et le plan de la fédération et la constitutionde chaque cercle. La destruction de la servitude, l’ad-mission du peuple dans les assemblées représenta-tives, soit des cercles, soit des États qui les composent,seraient les bases de ces constitutions particulières,et il resterait encore une part assez grande pour lespréjugés ou les prétentions des princes, de la noblesseet des prêtres.
Je ne leur dirai point que cette combinaison pourrasubsister longtemps , que ces préjugés ne seront pasrapidement détruits par le progrès des lumières;mais je leur dirai qu’elle durera plus longtemps queleur indépendance actuelle ne peut durer, et qu’ilss’assureront du moins d’une révolution plus lente etplus douce.
Danlzick, Thorn , la Courlande, renonceraient àune indépendance dangereuse, impossible à conser-ver, et s’uniraient à la Pologne, qui, appelant les dé-