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Tome douzième.
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AUX GERMAINS. iB']

putes des paysans dans ses assemblées nationales, lesdéclarant propriétaires de leurs maisons, leur ren-dant la liberté de changer à leur gré de domicile, de-viendrait bientôt une république puissante. Il fau-drait seulement y abolir la royauté, source presqueunique de tous ses maux.

En effet, le titre de président du sénat eût-ilexcité l’ambition des princes étrangers , que la cor-ruption ou la jalousie des grands nommait les chefsde la nation, mais en qui elle ne voyait jamais quedes ennemis? Les familles puissantes auraient-elles eupour un citoyen revêtu d’une grande magistrature,sous un nom modeste, cette haine que leur orgueil,blessé par celui du trône, vouait à un roi piast, le len-demain du jour où elles l’avaient choisi?L’élection dece chef temporaire aurait-elle entraîné ces désordres,ces troubles, cette dépendance étrangère qui ont ins-piré l’absurde idée d’un chef héréditaire ?

La république de Pologne rétablirait alors la libertéde la Vistule, de manière à la rendre indépendantedes caprices du gouvernement prussien.

Ces révolutions d'Allemagne et de Pologne sontmoins difficiles à faire qu’on ne croit. Les princesqui voudraient former une fédération germanique,convoqueraient dans leur pays une Assemblée na-tionale, qui enverrait des députés à l’assemblée gé-nérale du cercle. Celle-ci, une fois formée, en en-verrait au congrès général ; et tandis que chaquepays, que chaque cercle s’organiserait, ce congrèsréglerait provisoirement les affaires générales de laligue, fixerait le nombre des troupes, le montant des