AUX GERMAIMS.
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«nos tyrans communs, pour vous rétablir dans vos«droits; nous le remettons dans vos mains, après«avoir brisé les chaînes qui vous empêchaient de les« ressaisir et de les exercer. Ceux d’en tre nous que la«violence ou la trahison ont arrachés à leur famille,« viennent s’unir à vous et partager vos travaux. Ceux«que leur volonté retiendra sous des enseignes, de-« venues celles de la patrie, y resteront pour vous dé-«fendre. Refuserez-vous de donner volontairement à« vos libérateurs ce que vous payez malgré vous aux« satellites de vos rois ?
«Mais bientôt vous n’aurez même plus besoin desol-« dats. Il ne vous reste plus qu’une seule guerre à sou-« tenir, une guerre vraiment sainte, celle des hommes« libres contre les tyrans, celle qui aura pour but la li-«berté universelle et la paix éternelle du genre humain.
«Nous avons vu les soldats de l’égalité; notre va-« leur, notre expérience, l’art de nos manœuvres, l’ha-«bileté de nos généraux, n’ont pu résister au senti-« ment qui les animait, et ce sentiment ils nous l’ont«communiqué. Vaincus par eux , nous serons invin-« cibles comme eux, quand nous combattrons aussi«pour la liberté. Ils nous ont dit : Soyez des hommes,«venez partager nos droits, recevez de nos mains une«part dans la dépouille des tyrans. Mais nous avons«refusé ces offres honorables. Quoi! nous serions«devenus libres, et nos femmes, nos enfants, nos«pères seraient restés dans les fers! nous aurions«foulé une terre affranchie, et celle qui nous a nour-«ris serait demeurée esclave! INon : nous avons«voulu être libres, mais avec vous et pour vous. »XII. 11