AUX GERMAINS.
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des vues particulières dans une constitution qui doitêtre fondée sur la raison et sur la nature, effaceles préventions, éteigne les défiances, et que dumoins on laisse à une première assemblée le tempsd’appeler, de réunir sous les armes les défenseurs dela liberté, et celui de préparer une convocation plusrégulière.
Quant aux armées, rien ne ressemble mieux à uneassemblée primaire qu’un régiment prussien, hon-grois ou hessois : les révolutions de la Hongrie, duBrandebourg et de la Hesse peuvent se faire dansun camp.
Les troupes hessoises, par exemple, éliraient tantde députés par régiment; ces députés indiqueraientà Cassel, pour un tel jour, une convention natio-nale , composée de tant de membres, élus de tellemanière. Ils se nommeraient ensuite un général,commandant en chef de cette garde nationale touteformée, et sous sa conduite, marcheraient vers le lieude la convention, pour assurer la tranquillité desélections, la paisible réunion de l’assemblée, et laliberté de ses séances. Qui empêcherait l’armée hon-groise ou prussienne d’indiquer la convention deBerlin et celle de Presbourg? Les soldats qui com-posent ces armées ne sont-ils pas les enfants, lesfrères des cultivateurs, des artisans de la Hesse, duBrandebourg , de la Silésie , de la Hongrie ?
Ils diraient à leurs concitoyens, à leurs parents :« Ne nous reprochez point de nous être emparés« d’un pouvoir que vous ne nous aviez point donné.«Nous ne l’avons pris que pour secouer le joug de