AUX GERMAINS.
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des rois, ni même des peuples; je sais que la forceirrésistible de la raison, que l’influence nécessairedu progrès des lumières doit triompher également etde la perfidie des princes, et des erreurs ou de lafaiblesse de la multitude. Mais la victoire peut êtreplus ou moins disputée, mais de longs malheurs peu-vent faire acheter bien cher ces biens qu’il est im-possible de nous ravir, mais dont la sagesse peutaccélérer pour tous les hommes la douce et tranquillejouissance.
Germains, le sort de l’humanité est décidé, maiscelui delà génération présente est en vos mains. Osezseulement prendre avec vos tyrans le sévère langagede la vérité, et l’Europe sera , dans quelques mois ,libre, paisible et fortunée.