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SUR LA RÉVOLUTION DR 1 688 , ETC.
aujourd’hui, regarder la France comme devant êtredirigée, à l’avenir, par une volonté unique; commene pouvant plus, dans ses relations extérieures,avoir d’autre motif d’agir que sa sûreté et sa pros-périté. Tous les Etats, quel que soit leur gouverne-ment, depuis les rois de Sardaigne et de Naples jus-qu’à la république de Bâle et de Zurich, depuis lesducs de Saxe et de Wurtemberg jusqu’aux villes deHambourg ou de Francfort, doivent donc la con-sidérer comme la seule barrière qu’ils puissent op-poser, dans le continent, à la coalition des grandesmonarchies, comme le seul garant de leur indépen-dance.
En même temps, ces idées d’une faction séparée dela nation même, d’une volonté du peuple de Paris,différente de celle des départements ; ces chimèresaccréditées, et par la cour des Tuileries, et par leparti des intrigants qui s’appelaient constitution-nels; ces romans, à l’abri desquels Louis XVI con-duisait sa double conspiration, ne peuvent plustromper personne; et l’Europe entière doit sentirque la Russie et l’Autriche seules ont intérêt à trou-bler la France; que le roi de Prusse est la dupe del’ambition qu’elles lui ont inspirée, et que sa sûretécomme celle du reste des Etats indépendants del’Europe entière, est attachée à la conservation dela puissance française, qui ne pourrait être détruite,sans entraîner dans sa chute la souveraineté et laliberté de toutes les autres nations.
Tel est le point de vue sous lequel il faut, enfin,que la révolution du 10 août soit envisagée par tous
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