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sinon clans une circonstance extraordinaire, lorsquela majorité y est faible, et ne paraît pas d’accord avecle vœu national; alors de telles constitutions peu-vent durer longtemps sans occasionner des troubles.
Mais si, au contraire, l’habitude n’en déguise pasle vice essentiel et radical; si, dans un premier essai,ceux qui exerçaient un droit négatif sur l’Assembléedes représentants du peuple, en ont abusé; si lanation a été avertie des inconvénients et des dan-gers de cette nécessité d’un concert de volontésindépendantes ; alors de telles constitutions nepeuvent qu’être fatales au repos et à la liberté descitoyens; alors l’unité de principe devient une con-dition essentielle d’un système social, même sup-portable, et un peuple serait exposé à marcher derévolutions en révolutions, jusqu’à ce qu’ellesl’eussent conduit à cette unité nécessaire, parce qu’ilne pourrait plus se contenter de l’avoir dans le fait,comme aujourd’hui en Angleterre, mais qu’il nepourrait s’en croire assuré, si elle n’était pas établiepar la loi.
Ainsi, l’essai malheureux qu’on a fait en Franced’une constitution à double principe, en a rendu laconservation impossible. Les hommes éclairés l’a-vaient annoncé d’avance; mais on a refusé de lesentendre. Celui à qui l’on avait confié le droit dan-gereux d’opposition, n’y a vu, comme on aurait dûle prévoir, qu’un moyen de suspendre l’action despouvoirs, de trahir avec impunité, de détruire laliberté par la constitution même.
Les puissances étrangères peuvent donc, dès