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Tome douzième.
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DE LA. RÉPUBLIQUE,

ner enfin si, pour être libres, ils ont besoin de sedonner un roi : car la nécessité seule peut excusercette institution corruptrice et dangereuse.

Si le peuple se réserve le droit d’appeler une Con-vention nationale, dont les membres, élus par lui,soient chargés de prononcer, en son nom, qu’il veutou qu’il ne veut plus conserver le trône; si l’héré-dité se borne à suivre ce mode de remplacementpour le très-petit nombre d’années qui doit s’écoulerentre deux Conventions, alors on ne peut pas regar-der l’existence de la royauté comme essentiellementcontraire aux droits des citoyens; et c’est à cettecondition seule que l’on peut, sans crime et sansbassesse, se permettre de peser les dangers et lesavantages du gouvernement monarchique. Les rai-sons qui peuvent engager des hommes à se créer unroi, pour l’intérêt même de la liberté, existent-ellesou n’existent-elles point parmi nous? Telle est doncla question qu’il faut résoudre.

I. Les amis de la royauté nous disent : Il faut unroi, pour ne pas avoir un tyran ; un pouvoir établi etborné par la loi, est bien moins redoutable que lapuissance usurpée d’un chef qui n a d’autres limitesque celles de son adresse et de son audace.

Mais cette puissance d’un usurpateur est-elle àcraindre pour nous? Non, sans doute: la divisionde l’empire en départements suffirait pour rendreimpossibles ces projets ambitieux ; et ce qui auraitété imprudent, peut-être, avant cette mesure, sibien combinée, si utile, est aujourd’hui sans danger.

L’étendue de la France, plus favorable que con-