sûr l’institution
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le peuple de cette fonction ; si le vœu des citoyens ,exprimé sous une forme établie par la loi, ne peutexiger la convocation d’un corps constituant ! Cetteconvocation, enfin, ne peut être retardée au delà devingt ans, sans offenser le droit des citoyens, dontplus de la moitié serait alors forcée d’obéir à uneconstitution qu’elle n’a pu consentir! et, cependant,on propose de créer un pouvoir héréditaire ! Ainsi,au moins tous les vingt ans, et peut-être à chaquedixième année, on mettra en question si ce pouvoiréternel sera ou ne sera pas conservé ! Sa prétendueforce vient de son immutabilité, et la conservationen sera toujours incertaine. Ce pouvoir doit mainte-nir la paix, et, cependant, ses partisans et ses ad-versaires, occupés de le soutenir et de le combattredans les conventions où il doit être périodiquementjugé, diviseront sans cesse le peuple en deux fac-tions.
Un conseil électif n’a pas le même inconvénient :le nombre des membres de ce conseil, la distribution,la durée deleursfonctions, la forme de leur électionpeuvent être changés par les conventions; maisces changements n’auront sur l’ordre établi qu’uneinfluence insensible. Un gouvernement monarchiqueest donc encore, sous ce point de vue, une institu-tion hétérogène dans une constitution vraiment libre,un obstacle éternel à sa tranquillité, comme à sonperfectionnement. Tous les hommes éclairés convien-nent de ces vérités. D’autres , au contraire, accou-tumés à prendre pour les principes fondamentaux dela politique, quelques phrases qu’ils ont entendu