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Tome douzième.
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sur l’institution

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d’agir par l’intermédiaire de ministres responsables,qu’un homme chargé d’élire et de destituer le conseilqui doit gouverner. Pour que l’opinion des dévouésàla monarchie pût donc avoir quelque force, il fau-drait prouver qu’on ne saurait imaginer une méthodede choisir moins absurde. En effet, cette impossi-bilité seule peut excuser la préférence donnée à uneinstitution qui abandonne les choix au hasard, quiexpose à tous les inconvénients de l’incapacité oudes vices d’un individu placé sur le trône par le sortdelà naissance; individu qui, regardant le droit degouverner comme une propriété, doit avoir pourbut constant d’augmenter l’activité du pouvoir exé-cutif, aux dépens delà liberté individuelle. Aussi,jusqu’au moment où la lassitude et la corruptionamènent l’indifférence, ce gouvernement ne pouvantobtenir de confiance , doit-il rester sans force, sansautorité pour le bien, et n’en peut-il reprendre quepour opprimer. Il faut donc prouver qu’il n’y a dechoix qu’entre cette institution ou l’anarchie. Maisles partisans de ce système peuvent soutenir quel’impossibilité existe;.et ils vous diront, avec unesorte de raison : Ou montrez-nous un autre moyen,ou ne nous reprochez plus de nous servir du seul quenous connaissions.

Je vais donc, pour leur répondre, esquisser le pland’une méthode de former un conseil de gouverne-ment, en l’appliquant immédiatement à la constitu-tion française; j’exposerai ensuite les motifs des prin-cipales dispositions, et j’indiquerai dans des notesceux de quelques autres. Alors, puisque cette forme