d’un conseil électif.
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ments, à la convocation d’un corps électoral,i° parce que ce corps serait infailliblement dirigépar l’intrigue, qu’il serait facile d’y introduire la cor-ruption, que cette corruption coûterait moins quene vaut une place de ministre ; 2 0 parce que les lu-mières acquises par ces électeurs, pendant leur sé-jour dans la capitale, ne les mettraient pas à portéede faire de bons choix, de pouvoir juger par eux-mêmes ; 3° parce que la confiance nécessaire à toutbon gouvernement exige que ceux qui le composentsoient choisis, non par un petit nombre d’électeurs,mais par la totalité des électeurs de toutes les partiesde l’empire, lorsque l’élection immédiate, par lescitoyens, est impossible; 4° enfin, parce qu’on nepourra jamais reprocher à ces choix, faits à la foisdans tous les départements, ni la corruption , ni l’in-trigue.
Comment ceux qui croient qu’un roi donné par lehasard, dirigé par des courtisans ou par un parti,choisira des ministres dignes de leur place, peuvent-ils soutenir que le corps législatif choisira moinsbien les éligibles, que les électeurs de département11e prendront pas aussi parmi ces éligibles ceux queleur réputation dans le parti dominant leur indi-quera? IN’est-il pas évident, au contraire, que lemême parti qui, dans une législature, porterait auministère nommé par un roi, l’homme le plus ac-crédité de ce parti, le plus habile, le plus propre àen seconder les vues secrètes, sera obligé de placerdans sa liste d’éligibles les hommes du même parti,connus par des talents et des vertus; que si ce parti