sur constitution
260
richesses, il ne s’arrêtait guère qu’à ceux que leurpremière éducation , leurs premiers emplois avaientpréparés à des fonctions importantes, ou que leursactions en montraient dignes. A peine y remarque-t-on un petit nombre d’hommes médiocres ou avilis,élevés par le respect pour leur nom et l’influence deleurs richesses, et quelques indignes favoris dupeuple.
Ni en France, ni ailleurs, il n’entrera dans la têtedu peuple d’appeler à une place importante unhomme sans réputation; il n’imaginera pas de choi-sir un pilote pour ministre de la marine, ni de con-fier à un simple soldat le département de la guerre.D’ailleurs, on propose ici de diriger son choix d’a-près une liste formée par la législature, au momentde sa séparation, c’est-à-dire, par des citoyens qui,occupés des affaires les plus importantes, sont plusà portée qu’aucune autre collection d’individus deconnaître les hommes; par des citoyens qui, prêtsà quitter leurs fonctions, à rentrer dans la classe deshommes privés, ne peuvent avoir d’intérêt à se dés-honorer par de mauvais choix, surtout lorsque, bor-nés à la formation d’une liste d’éligibles, ce déshon-neur serait presque toujours en pure perte.
Rien n’empêcherait enfin d’ajouter au nom dechaque éligible le tablëau des places qu’il a déjà oc-cupées, des ouvrages qu’il a pu faire, des travauxdont il a été chargé, sans jugement, sans blâme,sans louange, seulement pour donner aux électeursles moyens de s’éclairer.
J’ai préféré le choix par les électeurs des départe-