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Tome douzième.
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d’un conseil électif.

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n’en est pas de même des autres, et il n’y a per-sonne qui ne se souvienne d’avoir souvent applaudià des choix auxquels, de lui-même, il n’avait paspensé.

Qu’il me soit permis de prier les partisans de l’im-possibilité d’une grande république d’appliquerleurs principes à la situation du peuple romain, de-puis la fin de la première guerre punique jusqu’àla défaite des Cimbres, et de me dire si un Etat quiavait des peuples barbares à quelques journées desa capitale; qui, d’un centre très-faible, dominaitsur des provinces éloignées, dispersées, ayant desmoeurs, des lois et une langue différente, sur desprovinces où, dans le cas d’une invasion, on n’étaitpas sûr de trouver des ennemis plutôt que des alliés;je leur demande si un tel État ne paraîtrait pasavoir plus besoin que nous de la royauté, si desconsuls annuels, élus tumultuairement sur la placepublique, devenant ensuite, par le sort, adminis-trateurs absolus dans telle ou telle province, desjuges, des ministres des finances, également au-nuels, élus de la même manière, à peu près, commeils le seraient par le peuple de Paris, réuni dans laplaine des Sablons, et votant par sections; je de-mande si un tel gouvernement ne leur paraît pasplus favorable à l’anarchie que le conseil dont nousavons tracé le plan? Et, sans doute, l’insolence d’unsénat héréditaire, le veto des tribuns, l’habitudecorruptrice de distribuer des terres au peuple poul-ies racheter à vil prix, et s’enrichir à ses dépens,n’étaient pas des moyens de diminuer cette anarchie.