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Tome douzième.
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DU PE AN UE CONSTITUTION.

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d’ivresse, dont la pompe qui l’entoure frappe lesimaginations faibles; ce sentiment d’un dévouementaveugle qui en est la suite; cet homme mis à la placede la loi, dont on l’appelle l’image vivante ; ces motsvides de sens, par lesquels on veut conduire leshommes comme s’ils étaient indignes de n’obéirqu’à la raison : tous ces moyens de gouverner parl’erreur et la séduction ne conviennent plus à unsiècle éclairé, à un peuple que les lumières ont con-duit à la liberté.

L’unité, l’activité, la force du gouvernement nesont pas des attributs exclusivement attachés à cesdangereuses institutions. C’est dans la volonté fermedu peuple d’obéir à la loi, que doit résider la forced’une autorité légitime. L’unité, l’activité peuventêtre le fruit d’une organisation des pouvoirs, simpleet sagement combinée, et l’on espérait vainements’assurer cet avantage en les réunissant dans unseul individu, que l’orgueil de sa puissance corromptpresque nécessairement, que l’accroissement de saprérogative occupe plus que ses devoirs. Sans unde ces miracles sur lesquels on ne doit pas comp-ter, tout homme revêtu d’une autorité héréditaireou durable est condamné à flotter entre la mollesseet l’ambition, entre l’indifférence et la perfidie. En-fin, quand l’exemple des monarchies a prouvéqu’elles étaient constamment gouvernées par unconseil, il serait difficile de trouver quelque utilitédans l’institution d’un monarque.

Ainsi la royauté a dû être abolie.

Depuis une entière unité comme elle existe enXII.

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