Band 
Tome douzième.
Seite
398
JPEG-Download
 

3gB EXPOSITION DES PRINCIPES ET DES MOTIFS

Mais aussi il est possible qu’aucun n’obtienne lamajorité, puisqu’il peut arriver que de 3o candi-dats, les uns n’obtiennent que 334 voix, et lesautres, 333.

Alors, on aurait recours aux secondes voix, à laliste subsidiaire; et comme chaque électeur a énoncé20 noms, la masse entière sera 20,000 dans la mêmehypothèse; supposons donc que 9 personnes aientréuni l’unanimité, qu’elles emportent 9,000 voix, onvoit que les 11,000 voix restantes ne peuvent se par-tager entre les 21 candidats restants, sans que l’und’eux au moins ait eu plus de 5oo voix, et obtenula majorité absolue.

Ce mode d’élire n’exige des citoyens que des opé-rations très-courtes, très-peu compliquées, pour les-quelles on peut encore leur offrir des facilités, enécartant tout ce qui pourrait embarrasser les hommesles plus simples.

Toute la longueur des opérations tombe sur ceuxqui sont chargés de former les résultats, soit du vœudes individus, soit de celui des assemblées séparées;et il existe encore des moyens d’abréger et de faci-liter ce travail.

Si ensuite on examine la méthode en elle-même,on trouvera qu’en admettant une liste nécessaire decandidats triple du nombre des places, on réduittrès-peu la limite réelle de l’élection. Presque aucunde ceux vers lesquels le vœu des citoyens aurait puse porter, n’en sera exclu.

Il est possible que la liste des candidats ne ren-ferme pas un nombre suffisant de noms, parce que