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Tome douzième.
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DU PLAIS DE CONSTITUTION.

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le vœu des citoyens se sera réuni dans un petitnombre d’individus; dans ce cas, qui ne se présen-tera jamais, malgré cette possibilité physique, onaurait, pour terminer l’élection, des moyens simpleset conformes à l’esprit de la méthode.

Dans l’émission des premières voix pour l’électiondéfinitive, le vœu de chaque citoyen s’exprime de lamanière la plus naturelle, la plus simple, la pluscomplète. En effet, l’idée de faire nommer par desvœux successifs des hommes à qui l’on destine desplaces absolument égales, est absurde en elle-même,parce que, sous l’apparence de conduire à nommerle premier, celui que la majorité préfère à tous lesautres, ce qui dans ce cas n’a aucun but utile, elletrompe sur ce résultat même, écarte de celui qu’ondoit chercher, en ne faisant point tomber le choixsur les hommes qui, dans l’opinion de la majorité,doivent être appelés à remplir une de ces places.Cette même méthode, non-seulement ne s’opposepas aux brigues, mais les rend en quelque sorte né-cessaires, et livre au hasard les élections qu’elle nesoumet pas à l’influence des partis.

Dans celle que l’on propose ici, ceux qui obtien-draient la place par les premières voix, sont néces-sairement jugés par la majorité plus dignes d’en oc-cuper une, que les autres candidats.

Dans les circonstances, au contraire, où l’on seraobligé de recourir à la liste subsidiaire, le vœu dela plus grande majorité indiquera encore ceux quecette majorité a préférés. Son vœu ne sera point aussiprononcé en leur faveur, il le sera seulement plus