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Tome douzième.
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A TOUS LES PEUPLES. 5 1 3

conder leurs justes efforts, nous n’aurions fait encorequ’user d’une juste représaille.

La guerre ne serait-elle donc permise que pourasservir les peuples? Ne deviendrait-elle injuste quequand elle est entreprise pour les délivrer? Ainsi,lors même que ces gouvernements ennemis du peu-ple français veulent essayer de parler le langage dela raison , de prendre le masque de la justice, ils nepeuvent encore s’empêcher de montrer que la hainede la liberté est l’unique principe qui les dirige.Mais qu’importent leurs opinions ou leur langage;nous nous sommes annoncés comme les défenseursdes nations qui voudraient recouvrer leur liberté.Citoyens de tous les pays, esclaves ou libres, ré-pondez-nous; est-ce là nous déclarer vos ennemis?

Le décret du i 5 décembre a été la source de nou-velles inculpations. Nous pourrions dire encore queles princes ligués contre nous, en rétablissant surnotre territoire la royauté proscrite par nos lois,nous autorisaient à détruire sur le leur les institu-tions contraires à la liberté. Mais nous n’avons pasmême besoin de cette excuse.

Il existe entre les peuples de l’Europe des règlessolennellement reconnues, auxquelles toutes les na-tions civilisées se sont imposé le devoir de se con-former. Eli bien ! ces lois violées à notre égard avecsi peu de pudeur, ces mêmes lois nous les respec-tons à l’égard de tous les peuples. Mais les adouciren leur faveur, ce n’est pas les violer.

L’homme qui ne voit dans les autres hommesque des égaux; celui qui baisse à regret la tête sousXII. 33