A TOUS LES PEUPLES.
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vos trésors prodigués ne feront qu’augmenter vosmisères et la rapacité de vos tyrans. Us vous parlentde la paix! Mais vous ne l’avez plus; et puisqu’ilfaut sacrifier la vie de vos frères, puisqu’il faut quele fruit de votre industrie, de vos épargnes, voussoit enlevé, que du moins ces maux nécessaires nesoient pas perdus pour vous. On a voulu que vousfassiez la guerre; eh bien! il n’en est qu’une qui soitjuste et dont le succès puisse réparer les malheursattachés à ce fléau destructeur : c’est celle des hom-mes contre les tyrans.
Réunissez-vous dans une volonté commune; quepartout la voix souveraine des peuples se fasseentendre, et les trônes disparaîtront devant elle.
Mais c’est en respectant les droits des autres hom-mes, que vous vous montrerez vraiment dignes dereprendre les vôtres. C’est sous les étendards de lajustice et de l’humanité, que la liberté se plaît à re-connaître ses défenseurs.
Si des crimes ont souillé quelques moments denotre révolution, que du moins notre exemple vousapprenne à les éviter. Si nous avons éprouvé desmalheurs, essuyé des dangers, nos secours , notrezèle, pourront vous en préserver; nous nous con-solerons en voyant que nos maux vous ont été utiles;nous jouirons avec vous de ce bonheur plus pur etplus facile, que nos sacrifices et nos pertes vous au-ront préparé; et notre gloire la plus douce sera d’a-voir aplani pour vous cette route de la liberté, cou-verte de notre sang et de nos victoires.