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Tome douzième.
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UNE NOUVELLE CONSTITUTION.

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Les choix ne furent pas tels qu’on l’espérait, etle nouveau parlement s’occupa des moyens de res-treindre dans de justes bornes la dictature protec-torale. Cromwell soutint qu’on ne pouvait, souspeine de péché mortel, lui refuser des droits que leciel lui avait donnés; que Dieu, qui avait évidem-ment voulu que Charles fût détrôné, s’était ensuitedéclaré en faveur de la toute-puissance du Protec-teur; et ce parlement fut encore chassé.

On est étonné delà patience avec laquelle les nom-breux amis de la liberté, répandus dans les comtéset dans l’armée, souffraient toutes ces insultes. Maisils n’avaient aucun point de ralliement; mais il au-rait fallu faire une révolution nouvelle ; et d’ailleurs,parmi ceux qui avaient fait la guerre contre lesStuarts, qui avaient contribué à la mort de Charlesou à sa détention, les hommes faibles voyaient avecplaisir le pouvoir royal placé, sous un autre titre,entre les mains d’un chef personnellement intéressédans leur cause, et qui, eût-il même le nom de roi,ne pourrait jamais chercher à venger celui qu’il rem-plaçait.

Après quelques années, Cromwell, embarrassé desinstruments de sa tyrannie, tourmenté du projet derendre héréditaire dans sa famille le titre de Protec-teur, et même d’y faire substituer celui de roi, eutbesoin d’un parlement. Des commissaires qui, sous lenom de majors généraux, et sous prétexte de pré-venir les conspirations des royalistes, avaient exercédans tous les comtés un pouvoir arbitraire, dirigè-rent toutes les élections. Cependant la liste des