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Tome douzième.
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UNE NOUVELLE CONSTITUTION. bÔJ

Mais ce vœu est bien loin d’être unanime, et desportions, plus ou moins nombreuses, éloignent aucontraire l'établissement d’une constitution , parcequ’elles ne peuvent en espérer une conforme à leursintérêts.

Ce sont, i° les aristocrates proprement dits, c’est-à-dire , ceux qui veulent le rétablissement de l’an-cien régime plus ou moins modifié.

Ceux-là sont unis de cœur au régent du royaume,qui, pour séduire le peuple français, lui promet derétablir la noblesse, les droits seigneuriaux, la chasseexclusive, les dîmes, le clergé et les parlements. Dansl’intérieur, ils cachent leurs sentiments, mais s’u-nissent à tous les autres partis, pour agiter le peupleet avilir ses représentants.

2 ° Les royalistes : il faut à ceux-là un roi, deuxchambres , pour être à l’abri des innovations; et desdistinctions entre les citoyens, qui mettent le pou-voir entre les mains des riches.

Us préféreraient Louis XVII, pour éviter un pré-tendant dont l’existence force le porteur de couronneà jouer la popularité.

3° Les monarchistes,c’est-à-dire, ceux qui veulentle gouvernement d’un seul, parce que ce gouver-nement, par les places qu’il oblige de créer, par lesmoyens de corruption qu’il met entre les mains dumonarque, par l’existence qu’il donne à deux partis,favorise l’intrigue, ouvre un champ plus vaste à l’am-bition personnelle, à l’avidité.

Ces partis divisés entre eux s’accordent à s’effor-cer de retarder l’établissement d’une constitution